lundi 4 juin 2018

Des Hommes, l’histoire qui raconte ce que l’Histoire Française ne veut pas retenir.

Le roman de Laurent Mauvignier rend un vibrant hommage à des enfants de 20 ans, anonymes, qui ont fait la guerre d’Algérie, et qui en sont bien rentrés physiquement, mais qui y ont laissés leur enfance, leur insouciance et leur raison. Ces jeunes hommes à qui l’ont a obligé à tuer, à torturer, à voir et faire des horreurs. Ces jeunes hommes à qui l’ont empêché de dormir à cause de cauchemars, ces hommes qui veulent parfois en finir avec  la vie, et ces familles et jeunes couples brisés, et ces rêves envolés.  Et tout ceci avec une réalité touchante, et des détails incroyables.

Dans ce livre, nous jonglons entre souvenirs  troublants de jeunes hommes, ainsi que cauchemars et vies rongées par la mémoire, soixante ans après. 

J’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire, à comprendre qui parlait, ce qui se passait. Mais au fil du livre, j’ai compris pourquoi. Laurent Mauvignier, en plus de nous faire comprendre ce que pensent les protagonistes, de raconter les souvenirs avec précision, il nous fait rentrer complètement dans la tête de Rabut, un vétéran,, car c’est flou : nous connaissons les souvenirs, les sentiments, la pensée de Rabut, mais nous sommes perdus dans le livre comme lui est perdu dans sa tête (sans être bête), ses souvenirs, et plus simplement, le Monde. Et c’est cela qui est très fort de la part de l’auteur, et qui rend ce livre si spécial. Cependant, ce procédé fait que nous nous attachons à des hommes, comme Bernard, un autre vétéran, qui ne parle plus à ses parents, qui a plaqué femme et enfants…

« Un passé qui ne passe pas », est pour moi La citation qui résume parfaitement l’œuvre de Laurent Mauvignier. 
Titouan

2 commentaires:

  1. Très bonne critique donnant envie de lire ce roman

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  2. Une critique très intéressante qui donne envie de se plonger dans le roman.
    Maé

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